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Avec la politique d’immigration insensée des dirigeants français et de l’UE, les catholiques français, abusés depuis des années par beaucoup de curés, évêques, et récemment le pape, qui font de l’accueil inconditionnel des « migrants », comme de la défense de « la Planète » une nouvelle religion obligatoire, ne savent plus trop où se tourner pour se sentir entendus et défendus par rapport à ce qu’ils voient et ce qu’ils ressentent. Voici pour eux, et même pour tous les autres, la réflexion d’un moine bénédictin (de juin 2018) qui remet les pendules à l’heure et éclaire l’imposture actuelle.

 « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli » ! C’est ainsi que le peuple de l’Ancienne Alliance a pris sa forme, en exil en Egypte, c’est pourquoi Yahwé lui a demandé d’accueillir l’étranger. Le pape rappelle cette exigence toujours actuelle : « l’immigré qui réside avec vous sera comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même car vous-mêmes l’avez été » … Et cette condamnation de Jésus : j »étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli ».

Ce message n’est plus très enthousiasmant pour les européens même catholiques vu le terrorisme, les incivilités, vols, viols, chômage induit, et l’ampleur sans précédent de l’invasion. Alors : « faut-il » accueillir tous les étrangers sans limite ni prudence politique ?

  L’enseignement catholique distingue les commandements affirmatifs (exigence de faire le bien) et les négatifs (interdiction de faire le mal). Ces derniers sont valables sans exception, en tous temps. Mais les « positifs » ne sont pas inconditionnels, leur application doit tenir compte des circonstances qui la rendent possible, opportune ou non, et déterminent la mesure selon laquelle les exécuter.

Faire l’aumône n’oblige jamais de mettre en péril sa propre famille ou son pays. Les autorités politiques peuvent, en vue du bien commun dont ils ont la charge, subordonner le droit d’immigration à des conditions juridiques, par exemple au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption.

L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel du pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. Un pays peut donc décider de fermer ses frontières à tel type d’immigration si elle présente un danger important, économique,  politique ou sociétal, à court ou long terme, sans aller contre le commandement divin.

 Il est piquant de devoir rappeler de telles évidences, qui ne sont que la doctrine catholique sans rien de nouveau … mais où l’entend-on encore, chez les responsables catholiques ? Je souhaite que les non-catholiques apprécient ces principes, les seuls vraiment catholiques, et non ceux des faussaires qui se prétendent encore pasteurs du troupeau, et font croire aux autres que le catholicisme est devenu cela.

 

Jean Wagner.